M. Aliou SOW

PARCOURS
M Aliou SOW est titulaire d’un doctorat d’État ès Lettres, d’un doctorat de 3è cycle, d’un DEA, d’une Maîtrise ès Lettres, d’un Diplôme Supérieur en Journalisme (option : Télévision & spécialité : Économie) et d’un Certificat de Maîtrise en Sciences de l’Information et de la Communication du CESTI.
Enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), il est recruté en 2008 comme Assistant stagiaire, pour devenir Assistant titulaire en 2009 et admis en 2010 par le CAMES au grade de Maître-Assistant. Nommé en 2014 Chargé d’Enseignement suite à la soutenance de sa Thèse de Doctorat d’État (la deuxième Thèse), il est admis en 2015 au grade de Maître de Conférences d’Études africaines et postcoloniales du CAMES, lors de la session tenue à Libreville, Gabon.
Sur le plan politique et étatique, Professeur SOW a occupé plusieurs fonction et parfois cumulativement pendant une quinzaine d’années dont on peut citer : Ministre de la Jeunesse (2002-2006), Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi (2006-2007), de Député et Président de la Commission des Affaires étrangères, de l’Union africaine et des Sénégalais de l’Extérieur de l’Assemblée nationale, Conseiller régional de Kaffrine et Maire (Président du Conseil Rural) de NDIOGNICK (2009-2014), de Ministre délégué à l’Intérieur (2009) et de Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales (2009-2012).  En 2012, il est aussi élu à Maputo par ses pairs Vice-Président de la Conférence africaine de la Décentralisation et du Développement local (CADDEL) chargé de l’Afrique de l’Ouest.
Journaliste économique de formation, Aliou SOW est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques publiés au Sénégal et à l’étranger dont Histoire et problème de l’intégration économique des Noirs en Afrique du Sud. De la race à la classe (402 pages) paru chez L’Harmattan en  2014 et Le courage d’agir. Une nouvelle vision de la politique au Sénégal (340 pages) paru chez L’Harmattan en 2014.
Il est entrain de boucler la rédaction de trois livres dont les titres provisoires sont :
Identités, cultures et construction de la paix en Afrique. Quelques réflexions rurales modernes ;
Postcolonial Thinking, Language and Politics in Africa ;
La gouvernance locale au Sénégal. Tout ce que j’aurai pu dire.
Professeur SOW est Commandeur de l’Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, Ordre de la Pléiade. Il est un Consultant international qui travaille dans plusieurs pays pour des organismes internationaux dans divers domaines relevant de ses compétences.
Depuis 2014 il est élu Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement, MPD/LIGGEEY, un parti politique. Il est enfin membre fondateur de la nouvelle coalition politique de l’opposition sénégalaise dénommée, EFOP (Entente des Forces de l’Opposition).

M. Moustapha Guirassy

PARCOURS
PDG du groupe IAM, Moustapha Mamba Guirassy, fait partie de la nouvelle génération de leaders ancrés dans l’intégration africaine.
Ancien ministre de la communication, des télécommunications et des TIC du Sénégal et porte parole du gouvernement du Sénégal de 2009 à 2012, ancien Député-Maire de la ville de Kédougou, Moustapha Guirassy se définit d’abord comme un self made man, qui s’honore d’avoir toujours entretenu le culte du travail.
«Mon père, feu Mamba Guirassy ne nous a légué aucune fortune. Contrairement à ce que l’opinion a pu croire, il nous a laissé dans son testament que deux choses : “l’unité et ne comptez que sur vous-mêmes“», a t-il un jour confié à ses étudiants.
Après son passage au lycée Blaise Diagne, M. Guirassy poursuit ses études au Canada, à l’Université du Québec à Chicoutimi. Il y obtient son Diplôme d’ingénieur en – Génie Electrique en 1989, puis un MBA à l’Université de Laval en 1991.
Il entame sa carrière professionnelle au Canada, où il a occupé plusieurs postes de responsabilité, avant de revenir s’installer dans son pays natal.
En 1996, il devient l’un des pionniers de l’enseignement supérieur privé au Sénégal, en portant sur les fonds baptismaux l’Institut Africain de Management. A l’époque, rien ne laisser présager un tel succès de son projet, sis dans une petite maison à Mermoz, et  qui comptait moins de 20 étudiants. 
L’IAM rayonne aujourd’hui dans toute la sous-région ouest africaine et en Afrique centrale, avec notamment des campus à Ouagadougou, à Bamako et des cursus délocalisés à Lomé, à Cotonou et à Libreville. L’Institut emploie plus de 200 enseignants, compte un personnel administratif d’appui de plus de 75 membres permanents. Avec 3500 étudiants et un réseau de 5700 alumnis répartis à travers l’Afrique, l’IAM a fini de consolider son ancrage panafricain.
 L’IAM a également fini d’obtenir l’accréditation de la quasi-totalité de ses programmes auprès du CAMES. Il faut également noter sa récente intégration au sein de la CGE (Community of Global Enterprises ), basée aux USA, qui vient s’ajouter à sa certification aux normes ISO 9001-2008 obtenu depuis 2005. Toutes ces avancées ont été saluées par le ranking 2014 Jeune Afrique du Top 10 des business schools africaines francophones qui a classé l’IAM parmi les 2 meilleures Business Schools d’Afrique subsaharienne.

Mémo

Le troisième et dernier atelier d’experts de la session 1 des programmes Business & Entrepreneurship et Civic Leadership du YALI – CRL de Dakar s’est tenu le 25 juin 2016 à 10h et a été animé par les anciens ministres : Pr Aliou Sow et M. Moustapha Guirassy. Venus partager leurs histoires de vie, expérience, définition du leadership ainsi que leur vision de l’Afrique, nos deux conférenciers ont su inspirer les participants.
En prenant la parole, le Pr. Sow remerciera la qualité de l’intervention de son ami, M. Guirassy. Il dira de ce dernier, que c’est un homme qui a su bâtir une voie pour la réussite de l’Afrique à travers son école et diverses de ses initiatives.

M. Aliou SOW

Dans sa présentation, le Pr. Sow partagera sa vision des choses en s’appuyant sa propre expérience et en donnant l’exemple également de leaders de nos communautés.
Ainsi, nous retiendrons ces principes clés qu’il a énoncé concernant un leader :
• Au-delà d’avoir une vocation à être utile sur terre, il a la vocation de remplir sa mission (Obasandjo : l’impréparation des leaders d’Afrique, détruit l’Afrique)
• Il sait prendre ses responsabilités et les assumer
• Il est mu par l’audace de l’espoir : à l’audace de croire malgré tous les éléments qui lui prouvent le contraire
• Il est un fin stratège et tacticien : Se basant sur un ensemble de valeur, il se donne les moyens de matérialiser sa vision
• Il est animé d’une forte détermination pour déterminer le cours de l’histoire
• Il ose s’affirmer, tout en sachant que la vie est faite de concession (Mandela : Self-control is not self-denial)
• Il est animé d’une intelligence dynamique
• Il ose passer à l’action : dans chaque situation, il y a des gens qui osent agir et d’autre qui n’osent pas et reste passifs
• Il reste généreux et ouvert :

Pour clore son intervention qui aura également duré une quarantaine de minutes, le Pr. Aliou Sow dira à l’auditoire : « On est ce qu’on veut être. Sachez ce que vous voulez, agissez et les moyens suivront. Dans tout ce que vous ferez, alliez élégance et courtoisie ».
Après avoir vivement apprécié et remercié nos deux conférenciers, les participants ont orienté les échanges principalement autour des points suivants :
• Le mentorat des jeunes leaders
• Les valeurs
• La politique
• Le système éducatif
La session s’est terminée au bout de 3 heures avec le mot de la fin du Pr. Aliou Sow, puis de la photo de famille pour immortaliser le moment. L’occasion a été par ailleurs saisie par les participants pour enrichir leur carnet d’adresse.

M. Moustapha Guirassy

M. Guirassy, qui a ouvert la session, a commencé par demander au public quel était leur modèle de leadership. De l’assistance, composée essentiellement des participants YALI, mais également d’invités de Synapse et de la délégation accompagnant le Pr. Sow, plusieurs noms sont sortis dont : le président Obama, Ghandi, Nelson Mandela, Le président Wade et Mère Theresa. Parti de ces quelques exemples, M. Guirassy dira qu’ils ont en partage, non pas les hard skills, mais plutôt leur vision, leur audace et leur sens de l’intérêt commun.
L’entrée en matière faite, M. Guirassy axera sa communication, fortement teintée de spiritualité, principalement sur les caractéristiques clés dont les leaders transformationnels ont en partage :

• Une forte conscience de soi

• Dieu ne charge jamais une âme au-delà de ce qu’elle peut porter
 La plupart des jeunes ont, avant toute chose, refusé que l’on mette cette charge sur leur âme
 Lorsque l’âme est chargée d’ambition et lorsqu’on l’assume, forcément le succès suit
 Exemple de leaders qui ont assumé ce choix : Diallo Pitche, Youssou Ndour …
 Pour arriver à une forte conscience de soi, il faut apprendre à s’écouter, à découvrir son environnement et sa mission
• La conscience de l’autre
 Les leaders transformationnels s’intéressent à l’autre, à la nature, à l’humanité
 Les hommes sont libres de définir leur choix quant à la qualité de leur connexion avec l’autre
 Pour arriver à la meilleure des connections il faut de la lucidité et de l’humilité
 Il y a des leaders de hauteurs et des leaders à la hauteur… Il faut allier les deux
•  La conscience de l’histoire
 Cela ne se rapporte pas à l’âge de l’individu, mais au fait qu’il est conscient qu’il doit être acteur et écrire l’histoire
 Il faut avoir une profondeur et s’inscrire dans l’histoire, afin d’impacter de manière durable le cours de l’histoire

S’inspirant de la connectivité numérique, M. Guirassy dira que nourrir ces différentes consciences mène à la connectivité humaine dont le monde a besoin pour se développer durablement.
Dans cette quête de la connectivité humaine, qui devrait permettre d’inverser les choses pour revenir à quelque chose de fondamentalement humain, M. Guirassy invitera les leaders du YALI à :

1. Réinterroger nos cultures : Pour lui, l’Afrique doit se réconcilier avec l’esprit de partage et de solidarité. Évoquant les opens sources dans le cadre de la connectivité numérique, qui représente parfois des années de recherches et de ressources investies par des individus, pour ensuite les mettre au profit du plus grand nombre, il suggère que les pratiques culturelles africaines, qui sont susceptibles de bénéficier à l’humanité puissent être partagées. Prenant pour exemple le peuple Bassari, pour lui il nous faudra sortir de l’initiation restreinte et oser partager avec les autres, dans un esprit de solidarité et de générosité.

2. Apprendre à aimer et à le dire : Dans n’importe quelle sphère de notre vie, c’est par l’amour qui nous engage, que vient l’innovation.

3. Apprendre à pardonner : Un pardon qui a du sens, peut-être une valeur de performance dans l’entreprise.

4. Apprendre à s’émerveiller : Invoquant le « Euskey » des mourides, il invite à se reconnecter avec les éléments et à en s’émerveiller. Lorsqu’on est déconnecté et qu’on est plus capable de voir la beauté des choses, on ne vit plus !

5. S’approprier les smart values : générosité, empathie solidarité, spiritualité, sincérité… pour s’adapter, se questionner et réinventer.

6. Plus de sagesse : Elle est au-dessus de toute chose
L’Afrique a tout pour se développer, il nous faut assumer nos valeurs et aller vers une destruction créatrice.

Pour terminer, M. Guirassy dont l’allocution aura duré une quarantaine de minutes, a souhaité aux participants de redevenir eux-mêmes et les a invités à mieux aimer, à être plus audacieux, plus patriote et à souffrir pour toutes les menaces pour l’humanité.

Prenant pour témoin le Pr. Aliou Sow, avec qui il a fortement apprécié de partager cette session, il dira qu’en fin compte rien ne nous restera de plus appréciable, que le sentiment d’avoir bien servi.

ADAMS TIDJANI

ADAMS TIDJANI

M. ADAMS TIDJANI - membre de American Physical Society...

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